La proposition de décaler au 1er janvier 2028 la réforme des retraites de 2023 est une première entaille dans la réforme des retraites est à mettre à l’actif du mouvement de 2023 porté par une intersyndicale unie, et réactivé à la rentrée par les mobilisations pour la justice sociale, fiscale et environnementale. Les millions de salarié·es et d’agent·es des services publics qui se sont battu·es, avec le soutien d’une large majorité de la population, ont empêché les gouvernements successifs de refermer le dossier.
Pour le SNUEP et la FSU, le financement des retraites par répartition peut être assuré durablement sans pour autant imposer un report de l’âge légal de départ à la retraite et un allongement de la durée de cotisation. D’autres mesures sont envisageables pour augmenter les ressources et donc les cotisations : revaloriser les salaires, obtenir l’égalité salariale, revoir les politiques d’exonération de cotisations, les niches de défiscalisation et renforcer les moyens de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Ce sont ces pistes que la FSU continue de mettre en avant afin d’opérationnaliser notre mandat de justice sociale de retour à un âge légal de départ à la retraite à 60 ans avec un taux de remplacement de 75 % sans décote.
Pour le SNUEP-FSU des mesures urgentes sont nécessaires pour en finir avec les inégalités de pension entre les femmes et les hommes. Ces inégalités sont liées à des durées de carrière plus courtes (temps partiel imposé, temps partiel choisi pour élever les enfants, congé parental…) et aux écarts de salaire, même dans la Fonction publique. Une autre inégalité est la fin de l’attribution à toutes les femmes fonctionnaires d’une bonification d’un an par enfant né à partir de 2004 qui vient automatiquement accroître les écarts de pension entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique. Pour la FSU, le retour de la bonification pour enfant dans la Fonction publique est incontournable. Les pistes évoquées fin 2025 par le gouvernement sont très insuffisantes.
Préparer sa retraite
La préparation à la retraite est une étape essentielle dans la carrière des enseignant·es. Entre calcul de la pension, démarches administratives, droits acquis et réformes en cours, il est crucial d’anticiper pour partir dans les meilleures conditions. Que vous soyez en milieu ou en fin de carrière, cette page vous guide à travers les étapes clés en vous donnant toutes les informations et les outils utiles pour planifier sereinement votre fin de carrière.
Quand et comment préparer sa retraite d’enseignant·e ?
La préparation à la retraite peut commencer dès 45 ans, avec un premier bilan de carrière via l’ENSAP (Espace numérique sécurisé de l’agent public) et info-retraite.fr.
Il est recommandé de :
- vérifier régulièrement ses données de carrière,
- signaler toute anomalie à son service RH,
- demander une estimation de pension.
La demande de départ doit être faite au moins 6 mois avant la date souhaitée, via ENSAP.
À savoir
Le SNUEP-FSU continue de réclamer l’abrogation de la réforme des retraites de 2023 pour un retour à un départ à 60 ans avec 37,5 annuités de cotisation.
Calculer sa pension
Calcul de la pension : quels éléments sont pris en compte ?
La pension des enseignant·es est calculée sur la base :
- du traitement indiciaire brut des 6 derniers mois,
- du nombre de trimestres validés,
- des bonifications éventuelles (enfants, services actifs, etc.).
Le taux plein est atteint avec une durée de cotisation variable selon l’année de naissance (172 trimestres pour les générations de 1965 et après). En cas de trimestres manquants, en deçà de l’âge limite, une décote est appliquée à la pension. À l’inverse, en cas de trimestres supplémentaires, cotisés après l’âge légal de départ, une surcote peut majorer la pension.
Pour toute question ou conseil, contactez votre section académique du SNUEP-FSU.
Publication spéciale
Avec la FSU, le SNUEP réclame l’abandon de la réforme de 2023.
