Conseiller·ère principal·e d’éducation (CPE)

Pour la rentrée 2025, 170 postes ont été créés dans les académies mais cela reste insuffisant au regard des besoins des vies scolaires en particulier dans les lycées professionnels et les établissements avec un internat. Le SNES-FSU et le SNUEP-FSU évaluent le nombre de CPE nécessaires pour couvrir l’ensemble des besoins entre 4000 et 7500 en plus des 13 000 emplois actuels.

Les missions du/de la CPE (Conseiller·e  principal·e d’éducation)

Selon leur statut, les CPE « exercent leurs responsabilités éducatives dans l’organisation et l’animation de la vie scolaire, organisent le service et contrôlent les activités des personnels chargés des tâches de surveillance.

Ils et elles sont associé·es aux personnels enseignants pour assurer le suivi individuel des élèves et procéder à leur évaluation. En collaboration avec les personnels enseignants et d’orientation, ils contribuent à conseiller les élèves dans le choix de leur projet d’orientation ».

Certains rectorats font le choix de postes de CPE partagés entre deux établissements, une décision non-statutaire pour la catégorie qui repose sur une logique comptable, faisant fi des conditions de travail.

À savoir

Les CPE doivent de plus en plus participer à la fouille inopinée des élèves. La proposition de loi sénatoriale adoptée le 6 mars 2025, prévoit « qu’en cas de menace pour l’ordre et la sécurité au sein de  l’établissement, le chef d’établissement, son adjoint ou la CPE peut procéder à l’inspection visuelle des effets personnels d’un élève et, avec l’accord de celui-ci ou dans le cas d’un élève mineur de son représentant légal à la fouille des effets personnels ».

Pour une meilleures conditions de travail : un·e CPE pour 250 élèves

Pour le SNUEP-FSU, il faut donner aux CPE les moyens d’accomplir leurs missions et exiger des créations de postes. Un·e CPE pour 250 élèves, pour permettre au collègue de réaliser efficacement leur travail.

Temps de travail

L’horaire annuel de référence est de 1607 heures (ramené à 1593 heures avec les 14 heures annuelles des jours de fractionnement des congés) sur 36 semaines de l’année scolaire. S’y ajoute une semaine avant la rentrée des élèves et une après leur sortie et un service de « petites vacances » n’excédant pas une semaine. Décret n°2000-815 du 25 août 2000

La durée hebdomadaire de travail est de 40 heures 40 minutes : 35 heures hebdomadaires, inscrites dans l’emploi du temps, et 4 heures par semaine pour l’organisation de leurs missions. Une pause de 20 minute non fractionnable dès 6 heures travaillées.

Ils/elles peuvent être soumis·es à des astreintes lorsqu’ils/elles sont logé·es par NAS (Nécessité Absolu de Service) en semaine, la nuit, les weekends ou jours fériés. Cela donne lieu à une majoration des heures travaillées (1 heure 30 minutes récupérées pour 1 heure effective d’intervention). Cette récupération s’opère au plus tard dans le trimestre suivant l’accomplissement de cette intervention sous réserve des nécessités de service.

La FSU défend une conception ambitieuse et émancipatrice de l’éducation et du métier de CPE, concepteur et conceptrice de son activité.

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