Les retraité·es sont visé·es par des attaques récurrentes : improductifs et improductives, plus riches que la moyenne de la population qui travaille, toutes et tous doté·es d’un patrimoine, mais qui coûtent cher, notamment à la Sécu. Ce discours a pour objectif de diviser et de faire accepter des mesures portant atteinte au niveau de vie des personnes en retraite (sous-indexation ou gel des pensions, hausse de la CSG, suppression de l’abattement fiscal de 10 %, augmentation des mutuelles et du reste à charge pour la santé et la dépendance, etc.).
Le projet de budget 2026 du gouvernement Lecornu bis reprend les mesures d’austérité du projet Bayrou et ce sont les personnes à la retraite qui sont le plus visées :
- Gel des pensions en 2026 ;
- Suppression de l’abattement de 10 % remplacé par un forfait de 2000 € ;
- Doublement des franchises médicales ;
- Gel de l’ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Agées).
Les retraité·es du SNUEP et de la FSU n’acceptent pas cet acharnement, quand, dans le même temps, les plus riches continuent de s’enrichir outrageusement sans qu’aucune participation ne leur soit demandée.
La réforme de la protection sociale complémentaire, imposée par ordonnance contre l’avis de la FSU, est une étape supplémentaire vers la destruction de la Sécurité sociale. Les retraité·es sont les grands perdant·es de cette réforme rompant avec le principe de solidarité entre actifs et retraité·es et instaurant un marché concurrentiel des complémentaires. Les cotisations ne seront plus proportionnelles au montant de la pension et pour des garanties supplémentaires la tarification sera à l’âge. Cette réforme est en total opposition avec le mandat du SNUEP et de la FSU d’un remboursement à 100 % des soins prescrits (le « 100 % Sécu »).
À savoir
Le SNUEP-FSU revendique l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires et leur augmentation immédiate pour compenser la perte de pouvoir d’achat des quinze dernières années.
La pension de retraite est à considérer comme un salaire différé.
