L’organisation du service et l’emploi du temps
Le service et l’emploi du temps des enseignant·es sont organisés par les chef·fes d’établissement
(en réalité, bien souvent par leur adjoint·e ou le DDPFT pour les enseignements professionnels), dans le respect des dispositions statutaires et, normalement, dans le cadre du bon sens commun : viabilité pédagogique des emplois du temps, prise en compte des vœux formulés par les enseignant·es et des propositions élaborées par les équipes pédagogiques lors des conseils d’enseignement qui ont lieu en fin d’année précédente.
En cas de temps partiel, l’emploi du temps doit évidemment le prendre en compte, afin que soient respectés l’esprit et la lettre de ce droit statutaire.
S’il y a allégement du service (ou décharge de service), l’emploi du temps doit permettre l’exercice professionnel (ou syndical) au titre duquel ces dispositions sont prises.
L’État VS
L’État VS (ventilation du service) est le récapitulatif officiel du service d’enseignement.
Il doit préciser, pour chaque classe attribuée, le nombre d’élèves, le nombre d’heures hebdomadaires et les pondérations le cas échéant (cours en BTS). Il constitue le bilan du nombre total d’heures d’enseignement, des réductions du maximum de service, des missions particulières ouvrant droit à un allégement du service ou au paiement à l’année d’une IMP et établit le nombre éventuel d’HSA résultant de ces calculs.
Il faut donc vérifier scrupuleusement que tous ces points y figurent et signaler tout oubli avant de le signer.
À savoir
L’État VS doit être soumis aux collègues dans les premières semaines de l’année scolaire pour approbation et signature, avant transmission au rectorat, par le chef d’établissement.
Missions liées au service d’enseignement
Le travail d’un·e enseignant·e ne s’arrête pas aux cours et à leur préparation, d’autres tâches leur incombent et sont rémunérées via la part fixe de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) :
- aide et suivi du travail personnel des élèves, évaluation, conseil d’orientation ;
- échanges avec les parents d’élèves (réunions parents-professeur·es) ;
- conseils de classes et travail au sein de l’équipe pédagogique.
En lycée professionnel, les enseignant·es sont également responsables du suivi des élèves lors des périodes de formation en milieu professionnel (aide à la recherche, visites, évaluation…). Ce suivi est, normalement, équitablement réparti au sein de l’équipe pédagogique, en fonction du nombre d’élèves et d’heures effectuées dans la classe sans rémunération supplémentaire, sauf si dépassement de la durée habituelle de travail.
En outre, la participation aux examens et aux jurys est une obligation de service : la surveillance du brevet, du CAP ou du baccalauréat fait donc partie des missions qui ne sont pas rémunérées en plus, sauf s’il y a un dépassement de la durée habituelle de travail auquel cas, des HSE doivent être demandées. En revanche, la correction de copies et les oraux font l’objet d’une rémunération supplémentaire bien insuffisante.
En cas de problème important d’organisation générale du fonctionnement de l’établissement, contacter la section académique du SNUEP-FSU.
Au-delà des heures de cours, les professeur·es de lycée professionnel jouent un rôle clé dans l’accompagnement et la réussite des élèves.
